Je vous souhaite tous un bon début d'automne en ce jour qui correspond à l'équinoxe d'automne!
Bâtiments-fantômes: une solution
Le Liban est un pays magnifique avec beaucoup d'extrêmes où de hautes montagnes, de profondes vallées et de belles lignes côtières se partagent un petit territoire d'à peine 10500 kilométres carrés lesquels sont même peuplés par plusieurs millions de personnes.
La plupart des Libanais ont un rêve en commun (du moins un!), celui d'avoir un appartement en ville et une maison en montagne pour survivre les étés étouffants. Parfois même aussi un chalet dans un complexe balnéaire.
Même le Libanais vivant à l'étranger désire- t-il souvent avoir son appartement au Liban.
Ceci a rendu le pays très densément construit. Le secteur de la construction a en effet explosé après la guerre civile sans aucun regard à l'environnement naturel entourant les bâtiments en construction.
C'est triste, mais cette réalité, nous devons l'accepter.
Ce que nous ne sommes pas obligés d'accepter, ce sont les bâtisses vides et à moitié construites, toujours nues dans un béton brut il n'y a plus brûte. Il y en a comme celles tout près de chez nous à Beyrouth qui sont là inchangées depuis plus de 20 ans. Certaines sont certainement hantées maintenant (fantômes oubien ouvriers au salaire trop bas).
Elles ont souvent été construites par des personnes aux rêves trop grands pour leurs moyens.
Il y en a tellement dans le pays! Un jour en faisant un tour en voiture dans les montagnes du Nord nous avons réalisé qu'à peu près 20% des bâtiments étaient des bâtiments-fantômes.
Il est évidemment toujours plus simple de se plaindre et plus difficile de suggérer une solution qui puisse améliorer la situation.
Voici notre suggestion:
Donner à tous les propriétaires de bâtiments-fantômes 5 ans pour, soit terminer la construction (plus de blocs de bétons insipides!), soit tout détruire et restorer l'environnement naturel de l'endroit. Evidemment ils auraient toujours la possibilité de vendre leur propriété qui pourrait accomplir l'une des deux alternatives s'ils n'ont pas eux-mêmes les moyens de s'en charger.
Passé ce délai, le gouvernement aurait le droit de prendre possession du bâtiment-fantôme, gratuitement, et décider d'investir dans l'une des deux alternatives citées plus haut.
Si l'on se débarasse de ces ruines si moches, l'on aurait à la fois plus d'habitations pour une population grandissante et moins de laideur pour nos yeux sensibles.
Le gouvernement aurait lui aussi la possibilité de vendre les bâtisses fantômes à une tierce personne à condition que cette tierce personne accomplisse l'une des 2 alternatives citées plus haut durant le délai de 5 ans, à savoir terminer la construction oubien détruire.
L'argent encaissé par le gouvernement lui permettra d'investir dans des projets futurs de sauvegarde des régions encore vierges du pays.
Peut-être que cette tirade vous rappelle la chanson "Si j'étais président" mais avez-vous meilleure suggestion?
Henrik Larsson et Stephanie Atallah