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Ayant récemment emménagé dans un nouvel appartement parisien, j’ai la chance rare d’avoir un balcon en enfilade de 6 mètres carré! Vous comprenez tout de suite qu’on est très loin des vérandas libanaises (100 m dans le cas de notre appartement Beyrouthin !), lieux de vie à part entière où apéros, diners et toute autre occasion de faire la fête est toujours la bienvenue!
A Paris, c’est plutôt un privilège d’avoir un balcon. Qu’importe sa taille, du moment ou on peut s’y tenir debout, déguster un thé, juste ou respirer l’arrivée des beaux jours ! En effet, les parisiens se battent pour gagner un ou deux mètres carrés! Les premières années, j’avais beaucoup de mal avec ce rapport à la surface. Comme la plupart de mes compatriotes, habituée aux grands espaces, l’idée d’avoir toutes les pièces regroupées en une seule me paraissait complètement saugrenue. Aujourd’hui, le phénomène inverse se produit lors de mes passages à Beyrouth : Les proportions trop larges et éparpillées me mettent mal à l’aise dans un premier temps et j’ai le sentiment de ne pas maitriser le territoire. Mais, comme par magie, on s’y refait sans peine.
En remettant les choses dans leur contexte cette différence de qualité de vie se justifie par une simple multiplication : nos appartements parisiens ne dépassent certes pas les 50 mètres carrés mais le prix du mètre carré peut facilement atteindre les 10 000 euros. D’où le dilemme auquel, nous expatriés, sommes très souvent confrontés: un 200 m en plein cœur de Beyrouth ou le quart dans la ville lumière? Personnellement, mon choix est fait : un jour, j’aurais les deux !
En attendant ce jour, plongée dans mon fauteuil club derrière ma fenêtre (beaucoup trop froid pour profiter de mon mini-balcon !), je me console en me délectant de la vue imprenable sur les toits de Paris et ses monuments enracinés dans l’Histoire
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